Et si c'est l'temps qui passe qui fait qu'on se connaît, faut qu'le temps passe et ne s'arrête jamais.

Et si c'est l'temps qui passe qui fait qu'on se connaît, faut qu'le temps passe et ne s'arrête jamais.
Je suis un tronc d'arbre. Quelques éclats de rires, quelques griffures, des piqures d'orties. J'suis une capsule, un petit bout d'musique. J'suis une étoile tout là haut parmis toutes les étoiles qui m'font rêver, qui t'font rêver. J'suis dans la Jungle, j'suis sur un tronc, je chante en pleine journée. J'me trompe d'endroit, et je m'explique. Je gomme, avec ma gomme magique. Je gomme, et je construis, quelque chose d'ingommable. Je lui fait des promesses, je tape dans une main. Je suis en quelque sorte une promesse, deux à tout casser. Je pense à tous ceux qui pourraient taper dans une main, à promettre le bien, à cracher sur le mal. J'imagine, qu'un jour, peut être, ce serait possible, de faire un 'tope là mon frère' universel. Si l'on prennait le temps d'se retrouver avec les copains, de papoter autour de bouts de bois avec de la bonne musique. Si l'on prennait le temps de rigoler quand ça gratte les jambes, quand ça fait mal. J'imagine qu'aujourd'hui, j'ai réussi à être un peu d'tout ça. J'suis au final, une toute petite parcelle, d'une jolie journée. J'suis spectatrice, j'suis actrice de ces discutions autour d'une bière. J'garde tout, tout, tout. Je ne gomme rien de cet Aujourd'hui là. Peut être celui de demain sera t-il moins drôle, mais l'Aujourd'hui d'Aujourd'hui, il ne mérite pas d'être torturé à coups d'gomme magique.

J'connais ton frangin, j'connais ta frangine, j'ai déjà vu ton père en slip dans sa cuisine, j'ai dormi dans la chambre de quand t'étais gamine et j'ai lavé l'doudou de ta cousine... Et si c'est l'temps qui passe qui fait que l'on se connaît, faut qu'le temps passe et ne s'arrête jamais.



J'connais tes soupirs, j'connais ton souffle, l'éclat de ton rire et le goût de ta bouche. J'écoute ta voix et son chuchottement, et comment tu réspires en t'endormant.


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# Posté le mercredi 16 septembre 2009 14:31

Ma p'tite folie, mon histoire,mon p'tit poeme à l'envers, ma p'tite bouteille à la mer.

Ma p'tite folie, mon histoire,mon p'tit poeme à l'envers, ma p'tite bouteille à la mer.
Ma p'tite chanson, ma p'tite bouteille à la mer.

J'ai les pieds qui ne me tiennent plus. Je n'suis plus collée à ce truc froid. J'm'envole tellement plus souvent et j'ai bien du mal à redescendre . Le béton, le béton, ce truc sans aucune odeur. Cette chose desesperante. Et paf, pam, j'tombais, j'me relevais, je décolle. J'suis en train de flâner.
Je flâne tout en écoutant Volo. Je flâne parce que les petits papillons prolifèrent dans mon boumboum,parce que ce boumboum lui aussi devient de plus en plus fort. Je flâne de voir que même à huit heures, la tête encore dans l'pâté, leurs sourires m'filent des bouboums à mon boumboum. Je flâne parce qu'à n'importe quelle heure... leur petite chanson, à eux, elle m'ennivre. Elle m'ennivre depuis, depuis, et encore. Et voilà que cette petite chanson, elle vient taper ma bouteille à la mer. Elle vient m'cogner, elle m'remue, elle m'fait encore plus flâner. J'ai du mal à y croire à cette histoire de bouteille à la mer. J'ai du mal à y croire, à cette histoire de boumboum, de pirate, de petit clown jovial. J'ai du mal à y croire, et pourtant, j'vais bien devoir m'l'avouer. J'suis bien en train d'écrire, là, l' histoire d'un petit clown boumboumtant en pensant à ses autres petits clowns, passant leurs heures au balcon, et à ce p'tit mec là.
Ca pourrait être l'histoire d'un coup d'soleil. C'est un peu plus. Ca pourrait être du babibel collé sur l'nez. L'histoire d'une figue refusée au dessert. L'histoire d'un dessert plus interessant. C'est davatange un mélange de tout ça. C'est des minutes colléeà un pirate, l'histoire d'une figue, l'histoire d'une clope mal etteinte et l'apprentissage de celle-ci, c'est des petits mots, quelques notes de Debout sur le zinc, c'est des tonnes de nounours, un peu d'rose et de guerre, qui ne tue pas. C'est des copains au balcon, leurs sourires, nos déclarations, quelques calins et des fonctions composées interminables. C'est le contraire de l'épouvante, de la désespérante. C'est davantage une ennivrante. C'est c'qui m'plaît à moi.

J'nage dans une piscine de mousse.
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# Posté le mardi 15 septembre 2009 14:35

T'es belle quand tu marches pas droit, et qu'tu sais plus parler.

T'es belle quand tu marches pas droit, et qu'tu sais plus parler.
T'appelais ça une prise d'otage et j'avais le syndrome de Stockolm.

J'voudrais pouvoir m'interdire de jouer à la mousse quand ce n'est pas pour te la coller sur l'bout du nez.
J'voudrais interdire la mousse, quand tu n'es pas là, tout bêtement.



T'es belle quand tu dors, t'es belle quand tu ronfles.



:-)
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# Posté le dimanche 13 septembre 2009 08:39

Une odeur de rhum qui colle à la peau comme un homme.

Une odeur de rhum qui colle à la peau comme un homme.


La rebelotte de la semaine sans l'être, j'la déteste.
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# Posté le jeudi 10 septembre 2009 14:44

Vivons à notre époque et dédramatisons, non bien sûr, le pétard n'élève pas la raison.

Vivons à notre époque et dédramatisons, non bien sûr, le pétard n'élève pas la raison.


J'ai l'soleil, J'ai l'sourire, J'vous ai vous.
Wa triplewa. C'est un wa qui n'vous dit certainement rien, ou pas grand chose mais pour moi il veut tout dire. C'est le wa sans h, bien sûr. Un wa j'suis heureuse, je vole, je crame. Un wa j'suis certainement la seule à ce moment là à cramer de l'épaule droite en pensant à cette jolie journée et aux jolies journées qui arrivent. Un wa qui boit du coca, un wa qui fait faire du yoga. Un wa qui manque d'un yougo, tout d'même. Un wa qui a avec ses autres wateuses, penser à David réellement, pour la première fois. C'est fou ça, parler de quelqu'un peu tous les jours sans ne savoir vraiment à quoi il ressemble, sans avoir pris la peine une seule fois, quelques centièmes de secondes, de se poser toutes ensemble pour se poser la question fatidique. Mais, merde, à quoi pourrait-il ressembler?
J'pense qu'on a trouvé à quoi il nous ressemblait, grâce à nos petites personnes et aux talents d'Aurélie. C'est un wateur, un wa qui est comme on aime. Un chapeau, un pantalon baba, des mocassins qui rappeleront certainement Jean-Paul à Mathilde. Que demande le peuple? Ou plutôt que demandent les Davidistes? J'crois que là, c'est notre apogée. L'apothéose. Le grand, le vrai, le magnifique. On y est. (On y était déjà depuis un bon petit bout de temps, mais alors c'est mieux que tous les litres de soupe Angevine que l'on a pu faire couler). C'est peu dire.
Et j'veux être à Vendredi, enfin d'abord à Mercredi. J'veux être à Mercredi soir, chantonner Je ne t'aime plus avec un sourire aux lèvres. Ah, puis, j'voudrais m'faire kidnapper par un pirate. Ouais, ce serait niquel ça. :D

# Posté le lundi 07 septembre 2009 12:08