Quel était le refrain du jour ? Si je l'oublie, je cède encore. J'aimerais écrire des mots d'amour, jeter l'éponge, un peu, tenter le sort. Une pause ici pour poser là, entre deux conflits, entre deux coups d'éclat. Une pause pour dire autour de moi, mon ami, mon frère, mon amour, écoute-moi.
Un troisième arbre revêtu de Rouge, de Jaune, d'Orange.
Automne n'avait rien de monotone.
Deux dodos.
Je m'approche d'elle jusqu'à ce que son ventre et ses seins viennent s'appuyer contre moi. Mes mains partent en promenade sur ses fesses et mon nez va creuser un petit terrier dans son cou. Finalement, oui je le veux, Annie. Plus que tout au monde, quitte à y laisser ma peau, quitte à me perdre en toi, oui je le veux. Je veux aussi cette petite bête qui va voir le jour, je veux qu'elle m'invente des histoires à dormir debout, je veux qu'elle déchire ma vie comme un grincement de craie dans un silence de cathédrale. Je veux nous vois vieillir sous ce maudit ciel bleu. Et je veux vivre comme un fou, comme un défoncé, je veux manger de la vie comme de la vache enragée. Et je veux dévorer du temps, tu m'entends, dévorer du temps comme un avaleur de sable, planté debout, gueule ouverte, sous le trou du grand sablier de l'éternité.
Les copains et la bière. Les copines en forme de fée.
Les amours, les rêves, les pardon, les "on oublie".