En équilibre sur le fil du temps, elle se bascule.

En équilibre sur le fil du temps, elle se bascule.


LA MONTURE

J O Y E U X N O E L


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# Posté le vendredi 25 décembre 2009 15:25

M O N O C H R O M E

M O N O C H R O M E



... pique-niquer, faire la sieste au bord d'une rivière, manger des pêches, des crevettes, des croissants, du riz gluant, nager, danser, m'acheter des chaussures, de la lingerie, du parfum, lire le journal, lécher les vitrines, prendre le métro, surveiller l'heure, te pousser quand tu prendras toute la place, étendre le linge, aller à l'Opéra, à Bayreuth, à Vienne, aux courses, au supermarché, faire des barbecues, râler parce que tu as oublié le charbon, me laver les dents en même temps que toi, t'acheter des caleçons, tondre la pelouse, lire le journal par-dessus ton épaule, t'empêcher de manger trop de cacahuètes, visiter les caves de la Loire, et celles de la Hunter Valley, faire l'idiote, jacasser, [...] [repartir à zéro, un enfant, coller des photos,] cueillir des mûres, cuisiner, [aller] au Vietnam, porter un sari, jardiner, te réveiller encore parce que tu ronfles, aller au zoo, aux puces, à Paris, à Londres, à Melrose, à Piccadilly, te chanter des chansons, arrêter de fumer, te demander de me couper les ongles, acheter de la vaisselle, des bêtises, des choses qui ne servent à rien, manger des glaces, regarder les gens, te battre aux échecs, écouter du jazz, du reggae, danser le mambo et le cha-cha-cha, m'ennuyer, faire des caprices, bouder, rire, t'entortiller autour de mon petit doigt, chercher une maison avec vue sur les vaches, remplir d'indécents Caddie, repeindre un plafond, coudre des rideaux, rester des heures à table à discuter avec des gens intéressants, te tenir par la barbichette, te couper les cheveux, enlever les mauvaises herbes, laver la voiture, voir la mer, revoir de vieux nanars, t'appeler encore, te dire des mots crus, apprendre à tricoter, te tricoter une écharpe, défaire cette horreur, recueillir des chats, des chiens, des perroquets, des éléphants, louer des bicyclettes, ne pas s'en servir, rester dans un hamac, [...] boire des margaritas à l'ombre, tricher, apprendre à me servir d'un fer à repasser, jeter le fer à repasser par la fenêtre, chanter sous la pluie, fuir les touristes, m'enivrer, te dire toute la vérité, me souvenir que toute vérité n'est pas bonne à dire, t'écouter, te donner la main, récupérer mon fer à repasser, écouter les paroles des chansons, mettre le réveil, oublier nos valises, m'arrêter de courir, descendre les poubelles, te demander si tu m'aimes toujours, discuter avec la voisine [...] ...

Anna Gavalda


T'appeler mon amour, rouler dans la neige, dévaler une coline sur tes épaules, monter sur tes épaules et vouloir redescendre, faire l'enfant, examiner tes doigts de pieds, manger des cerises, des fraises enrobées de chantilly, dormir près de toi, te regarder dormir pendant des heures, te dire chut quand tes ronflements me gènent, me laisser bercer par ceux-ci, dormir avec le chat, t'appeler mon ange, mettre tes caleçons, jouer avec la mousse sous la douche, te faire des bisous tout mouillés, écouter du Brel, voler à tes côtés, faire des projets et rigoler, avoir envie de soleil, partir au soleil avec toi, prendre un bain de minuit, regarder les étoiles, te faire l'amour dans la neige, te faire l'amour sur la plage, t'étaler de la biafine sur le nez à cause du froid ou bien du soleil, s'arrêter au bord d'la route et capturer un instant magique, t'ensorceler à la vodka, te dire que j'ai froid mais que ça va, te demander pardon, t'aimer un peu trop, me blottir sous tes draps, me blottir dans tes bras, t'écouter jouer du piano, apprécier tes mains glissant le long de mon dos, te barbouiller d'huile de massage, avoir soif en pleine nuit, te réchauffer les pieds, te dire bonjour tout bas, te faire sursauter, t'appeler mon bébé, te faire du pied sous la table, mettre tes chaussons, t'éplucher tes clémentines, te regarder m'éplucher mes kiwis, faire un calin au chat, marcher sous la pluit en aggripant ta main, t'emmener faire les magasins, s'arrêter près d'un carroussel et poser la tête sur tes genoux, s'émerverveiller de toutes ces lumières, t'attendre près d'la cathédrale, ne rien dire, te retrouver, te serrer dans mes bras, monter sur le trotoire et t'embrasser, te dire au revoir, et te retrouver, compter les dodos, attendre un message de toi, écouter ta voix pendant des heures, t'écouter chanter ...
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# Posté le lundi 21 décembre 2009 06:26

La Superbe

La Superbe

Acheter un livre d'amour. Voilà quelque chose que je n'avais pas fait depuis bien longtemps. J'ai passé une bonne vingtaine de minutes à prendre un bouquin et le reposer, en prendre un autre pour le reposer ... et ainsi de suite. Nothomb? Gavalda? Gavalda. Je l'aimais. Un nom à l'eau de rose. Un bon bouquin pour une soirée d'hiver, au chaud sous la couette, alors que dehors, les vaches, les marguerittes se gèlent les pattes dans la neige fondue, dans ce qu'il en reste. Dans de la gadoue fade et moche. La neige a cela d'affreux quand elle fond. Cette chose remplie de magie et d'étoiles redevient gadoue et morosité. Mais elle reste là, quand on ferme les yeux. On a les images. On se souvient s'être réveillé un matin avec l'espoir qu'il neige. On se souvient de la joie qui s'est emparée de nous lorsque l'on a vu notre jardin recouvert d'un tapis blanc. Oui, je n'aime pas la neige fondue. Oui, je déteste ça. Mais oui, c'était magique. Oui, c'était MERVEILLEUX. Comme si la magie de Noel faisait son entrée avant l'heure. Comme si ces quelques flocons voulaient me faire exploser de bonheur. Comme ci tout l'bonheur dont j'étais victime ne suffisait pas, la neige s'est abbatue sur notre petite planète, pour le plus grand bonheur de tous les enfants, enfants ou non. Petits et grands. Et bien evidemment, je les entendais râler, tous ces mécontents... La neige ne satisfait pas tout l'monde, à mon plus grand regret. Mais, cette année, elle avait un goût tellement délicieux que le dégoût des autres pour celle-ci ne me touchait pas. J'y étais indifférente. Elle avait un goût sucré. Comme ci je croquais en plein dans un nuage. Elle avait un goût sucré, et je savourais celui-ci même en dessous de la couette. Je savourais celui-ci en haut de cette colline dans ses bras, devant ce ciel féerique. Je savourais celui-ci dans cette descente. Et même si j'avais froid, même si je ne sentais plus tout à fait mes doigts de pieds, même si mon corps ne m'appartenait plus vraiment, mon coeur explosait de chaleur, de joie.
Alors oui, j'adore ça. Je suis comme une enfant qui attend le papa Noel. Je suis comme une enfant qui rêvait d'avoir de la neige pour Noel et qui voit son rêve exaucé. Un rêve exaucé, aux côtés d'une bouille d'ange. D'une bouille d'ange qui ne s'en va pas. Alors oui, c'est beau la vie. Alors oui, j'adore cette période et les températures négatives.

La cheminée dégageant de la chaleur, les flocons dégringolant du ciel en sortant de l'obscurité d'une salle de cinéma, des baisers me réchauffant.



J'ai envie d'me rouler dans la neige avec toi, j'ai envie d'me cacher derrière l'arbre, te regarder jouant comme un enfant à la neige, me cherchant du regard.
J'ai envie d'écouter Volo près d'la cheminée. J'ai envie de finir ce bouquin très vite, j'ai envie d'sentir mes pieds se réchauffer contre les tiens. J'ai envie d'être Mardi, de passer du bon temps. J'ai envie d'sentir Noel approcher.





J'ai envie d'te faire des petits anges dans la neige.

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# Posté le dimanche 20 décembre 2009 15:01

FLOCONS de bonheur.

FLOCONS de bonheur.

Fuir, toujours, et courir sans relâche. Et puis, un jour, s'arrêter pour dire à quelqu'un, en le regardant droit dans les yeux : c'est toi dont j'ai besoin, vraiment. Et le croire. Ce serait beau, alors, de ne pas éclater de rire, d'avoir un peu peur, et de prendre des risques, de faire des trucs ridicules, comme d'offrir des fleurs un autre jour que le 14 Février ou de baiser sans être bourré.


Et puis, il neige sur la Normandie.

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# Posté le jeudi 17 décembre 2009 06:07

Modifié le jeudi 17 décembre 2009 07:42

Parfois on les regarde telles qu'elles pourraient être, en se disant pourquoi pas.

Parfois on les regarde telles qu'elles pourraient être, en se disant pourquoi pas.

Je n'ai jamais dit ici à quel point Diane est magnifique en tallons, à chemise à carreaux, chapeau de paille sur la tête. Je n'vous ai pas non plus parlé de ce magnifique pré-Noel que nous avons fait chez Marie Samedi soir. Je n'vous ai pas parlé du cadeau que j'ai reçu de Bertrand, à l'image des Pochtrons Mécaniques, qui, parfois me manquent. Président snuff de retour, et qu'est ce que ça fait chaud au coeur de se rappeler de tout ça. J'voudrais aussi parler de Kakavert (dixit Maud) assise sur le lit, en train de remuer la queue, et de regarder B&B. Bien évidemment, il y eut aussi les exploits de nos redoublants préférés qui mériteraient d'être rapportés ici. Ou encore l'exploit d'Antalya lêchant tout ce qui se trouvait par terre. J'n'oublie pas non plus le FDP de Moh' et de Thias' qui m'a fait voler. Et la Rouch, magnifique hôtesse d'accueil, basculant entre une coupe de champagne et un verre de vin blanc, rejointe pas la Mathouf nationale. Ce fut un Noel magnifique, et les nounours accrochés au sapin, et les coupes de champagne, et nos petits noms tirés au sort... Tout ça, j'aurais voulu vous l'expliquer en détails. Bien évidemment, ma mémoire me fait parfois défaut. Ou pire, le temps me fait défaut. Et je suis fatiguée pour tout narrer ici. A quoi bon? Cela vous interesserait-il? Cela ne me regarde-t-il pas? Et bien si, peut être.. ;)
Quelle drôle d'idée de déballer sa vie sur un blog, une espèce de journal intime en ligne. Quelle drôle d'idée d'en faire autant sur Facebook. Quelle drôle d'idée ont les gens par milliers. Quelle drôle d'idée ai-je d'en faire partie. Quelle drôle d'idée d'être banale.
Ah! Banalité! Quand tu nous ratrappe! Ah, banalité! Quand nos journées commencent ensoleillées et terminent dans un mal de crâne plus profond que l'froid qui m'a gelé les doigts de pieds aujourd'hui. Ah! Banalité! Allez, fous le camp! Va-t'en! Dépêche toi! Zou! Je n'aime pas ta frimousse ni l'odeur que tu déposes sur moi. Je n'aime pas ce que tu fais de moi. Je n'aime pas chutter ainsi. Je déteste cette chute qui me plonge dans un profond lunatisme. Et si la crainte, et si tout cela, en faisait partie?

Et si demain, tout me parraissait plus simple? Et, si demain, on reforçait BONBON à enfreindre le règlement du lycée à introduire les toilettes avec les brunes forestières. Et, si demain, c'était Vendredi? Et si, demain, c'étaient les vacances? Et, si demain, tout cela passait plus vite? Et, si demain, ses bras pouvaient s'ouvrir? Et, si demain, la sibérie pouvait-être plus jolie? Et, si demain, on quittait tout ça?

J'n'ai pas vraiment froid, mais pour tout vous dire, j'me languis d'être loin de lui.
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# Posté le lundi 14 décembre 2009 12:51