Il est là le problème, je suis une flemmarde. J'ai besoin de trouver la force, la force de me bouger le cul pour aller bosser. Mais l'autre problème se trouve au delà de ma fenêtre. J'ai peur du temps qu'il fait dehors, et je ne veux plus sortir d'ici. Alors j'me cache sous mon lit, avec un peu d'musique ensoleillée. Alors je ne cesse de penser à sa bouille d'amour que je vais bientôt revoir. Alors j'ai toujours la tête ailleurs. Alors, je suis lunatique à mourir, mais ça, ce n'est pas nouveau. J'ai failli couler dans mon bain tout à l'heure puis là, tout de suite, je sauterais bien partout, comme une petite puce, mais la solitude me ratrappe. Il faut bien reconnaître que je suis toute seule, en train de faire un monologue à l'écrit. Il faut bien reconnaître que comme dernière journée des vacances, on aurait pû trouver mieux. Mais, c'était magique, et la magie s'est bloquée là. Je garde tout et je vais me servir de ça pour peut être, enfin, trouver cette force. Vous savez la force qui me fera bouger. Alors peut être j'aurais le courage d'affronter ce dehors glacial, peut être pour retrouver leurs bouilles d'amour. Certainement, d'ailleurs, et même sans aucun doute. Alors, peut être j'aurais le courage de sortir de sous mon lit, pour sauter dans la boue en riant. Alors, oui, je vais faire des efforts. Je vais affronter le froid, parce qu'après tout, qu'il fasse beau ou non, mes petits soleils ils seront toujours là. Je vais l'affronter, en criant aux bonhommes que je suis folle, que je n'en suis pas un mais que ça me fait rire de l'être parfois.
Parfois, et puis, que tout le temps, il me manque.