C'est étrange de voir la tournure que prennent les choses parfois. Aurais-je imaginer une seule seconde il y a quelques temps en philosophie, la tête perdue au dehors de ces quatres murs, qu'un sourire allait se dessiner sur ma frimousse à l'entente de ce mot. Il sonne comme un éclair dans l'brouillard. Il fait battre nos coeurs. J'ai les pieds qui n'touchent plus terre. Réaliste? Certainement pas. Quelle est la probabilité d'être réaliste dans un moment comme tel? Réaliste, raisonnable. Non, rien de tout ça. C'est de la folie. C'est c'qui est lié, en quelque sorte, à ce mot, à cette expression qui en dit long. Paf, tout devient flou, et c'est cette folie qui fait naître en nous le désir de l'autre, ces dixaines de pulsions non refoulables. La raison, c'est ce truc qui vous dit d'rester sagement à votre place, et la folie,cette petite voix qui vous dit de lui décrocher de deux trois mots, à l'occasion d'esquisser un sourire.
Qui pourrait resister à un sourire, quand la folie est partagée? Quel homme assez fou aurait le courage de n'pas poser sa main sur la cuisse de sa voisine? Quel homme assez fou, alcoolisé et impreigné d'alcool de patates, ne poserait la main sur la cuisse de sa voisine dans l'optique de quelque chose? Quelle femme assez folle aurait le courage de resister à esquisser un sourire à quelqu'un de tel?
Rien, personne, rien ni personne ne peut empêcher ce mot de prendre forme. Ce mot est le seul qui ne peut devenir esclave de la raison. Perdre tout contrôle, c'est certainement le pire. Se réveiller chez l'inconnu, certainement le plus troublant. Qu'est ce qui nous pousse à continuer comme ça? Qu'est ce qui nous pousse à faire de l'autre notre esclave et de perdre une part de notre liberté? Qu'est ce qui fait que l'homme est assez fou pour se lancer dans une telle aventure qui se révèle tellement éphémère?
On le sait pourtant, on le sait bien, mais l'ivresse s'empare de nous. Ce genre de mot ne vous tombe qu'une fois dessus, au plus, deux fois, trois fois? Quel homme serait assez fou pour ne pas saisir l'occasion?
Serre moi, encore serre moi, jusqu'à etouffer de toi.
Ce mot reste entre vous et moi. Mais surtout entre moi.